Douleur sur le côté de la hanche en position allongée : Comprendre le Syndrome Douloureux du Grand Trochanter
Vous ressentez une douleur sur le côté de la hanche lorsque vous êtes allongé dans votre lit ? Vous avez du mal à dormir sur le côté, vous vous réveillez lorsque vous changez de position ou vous ressentez une gêne en vous levant le matin ?
Ces douleurs sont fréquentes et peuvent perturber la qualité du sommeil, les déplacements et les activités quotidiennes. Lorsqu’elles sont localisées sur la partie externe de la hanche, elles peuvent notamment être associées à un syndrome douloureux du grand trochanter, parfois appelé syndrome trochantérien.
Cette douleur peut avoir plusieurs origines. Il est donc important de comprendre les symptômes, d’identifier les facteurs qui les aggravent et, si nécessaire, de bénéficier d’une évaluation adaptée.
Ostéopathe à Versailles, je vous propose de découvrir les principales caractéristiques de cette douleur de hanche et les différentes possibilités de prise en charge.

Pourquoi ai-je mal sur le côté de la hanche lorsque je suis allongé ?
Une douleur de hanche en position allongée peut être liée à différentes structures : les muscles, les tendons, les articulations ou encore les tissus situés autour de la hanche.
Lorsque la douleur se situe précisément sur la face externe de la hanche, au niveau de la saillie osseuse appelée grand trochanter, une irritation des tendons des muscles fessiers ou des tissus qui les entourent peut être en cause.
La position allongée sur le côté peut alors augmenter la pression exercée sur cette région. Cette compression peut accentuer la douleur, en particulier lorsque la personne dort sur la hanche sensible.
Plusieurs situations peuvent être évocatrices :
Une douleur lorsque vous dormez sur le côté douloureux.
Une gêne qui vous oblige à changer régulièrement de position pendant la nuit.
Une douleur sur le côté de la hanche lorsque vous vous levez après être resté assis longtemps.
Une gêne en montant les escaliers, en marchant longtemps ou en restant debout sur une seule jambe.
Une sensibilité lorsque vous appuyez sur la partie externe de la hanche.
Ces signes peuvent faire évoquer un syndrome douloureux du grand trochanter, mais ils ne suffisent pas à confirmer le diagnostic.
Qu’est-ce que le syndrome douloureux du grand trochanter ?
Le grand trochanter est une saillie osseuse située sur la partie supérieure et externe du fémur. Plusieurs muscles importants pour la stabilité du bassin et les mouvements de la hanche s’y attachent, notamment les muscles moyen fessier et petit fessier.
Le syndrome douloureux du grand trochanter (SDGT) désigne un ensemble de douleurs localisées autour de cette région.
Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, ce syndrome n’est pas nécessairement lié à une inflammation d’une bourse séreuse, appelée bursite trochantérienne. Les tendons des muscles fessiers sont fréquemment impliqués, avec parfois une atteinte des tissus environnants.
Les symptômes peuvent notamment être associés à une tendinopathie des muscles fessiers, c’est-à-dire une souffrance des tendons qui participent à la stabilisation du bassin et aux mouvements de la hanche.
Le syndrome douloureux du grand trochanter peut toucher différents profils : personnes actives, sportifs, adultes d’âge moyen ou personnes qui présentent une modification récente de leurs activités physiques.
Quels sont les symptômes du syndrome trochantérien ?
La manifestation la plus caractéristique est une douleur située sur le côté externe de la hanche. Elle peut apparaître progressivement ou se développer après une augmentation des activités sollicitant la région.
1. Une douleur lorsque vous dormez sur le côté
La douleur en position allongée constitue un motif de consultation fréquent. Le fait de dormir directement sur la hanche sensible peut comprimer les tissus situés autour du grand trochanter et provoquer une gêne.
Certaines personnes ressentent également une douleur lorsqu’elles dorment sur l’autre côté, notamment si la jambe douloureuse descend vers l’intérieur et augmente la tension exercée sur les tendons fessiers.
2. Une douleur en marchant ou dans les escaliers
La marche prolongée, les montées d’escaliers ou les activités qui sollicitent les muscles fessiers peuvent réveiller les symptômes.
Ces muscles participent à la stabilisation du bassin pendant l’appui sur une jambe. Lorsque les tendons sont sensibles, les contraintes répétées peuvent devenir douloureuses.
3. Une douleur lorsque vous restez debout sur une jambe
Le maintien sur une seule jambe sollicite les muscles chargés de stabiliser le bassin. Une douleur peut ainsi apparaître lorsque vous vous habillez en équilibre sur une jambe, par exemple, ou lorsque vous restez longtemps en appui sur le même côté.
4. Une douleur à la pression sur le côté de la hanche
La région du grand trochanter peut être sensible au toucher. Cette sensibilité est un élément utile lors de l’examen clinique, mais elle ne permet pas, à elle seule, de déterminer précisément la structure responsable de la douleur.
Quelles sont les causes possibles de cette douleur de hanche ?
Le syndrome douloureux du grand trochanter est généralement multifactoriel. Plusieurs éléments peuvent contribuer à l’apparition ou à la persistance des symptômes.
Une augmentation des contraintes physiques
Une reprise sportive, une augmentation du volume de course à pied, des randonnées plus longues ou un changement important des habitudes de marche peuvent accroître les contraintes exercées sur les tendons fessiers.
Cela ne signifie pas que le mouvement est mauvais : c’est parfois l’écart entre les sollicitations habituelles et les nouvelles contraintes qui participe à l’apparition des symptômes.
Une sollicitation importante des muscles fessiers
Les muscles fessiers jouent un rôle essentiel dans la stabilité du bassin. Une modification de leur capacité à supporter les contraintes, associée à certaines activités ou à des douleurs préexistantes, peut contribuer à la sensibilité de la région trochantérienne.
La compression des tendons en position allongée
Certaines positions augmentent la compression des tissus situés autour du grand trochanter. Dormir sur la hanche douloureuse ou laisser la jambe supérieure tomber vers l’intérieur lorsque l’on dort sur le côté peut ainsi aggraver les symptômes chez certaines personnes.
D’autres causes possibles de douleur de hanche
Toutes les douleurs latérales de hanche ne correspondent pas à un syndrome trochantérien. Une douleur peut également être liée à l’articulation de la hanche, au rachis lombaire ou à une autre affection musculo-squelettique.
Une douleur provenant du dos peut notamment irradier vers la fesse ou la hanche. Une douleur davantage ressentie dans l’aine, associée à une limitation des mouvements de la hanche, peut orienter vers une atteinte différente.
C’est pourquoi l’analyse de la localisation, des circonstances d’apparition et des mouvements douloureux est importante pour guider la prise en charge.
Comment soulager une douleur de hanche en position allongée ?
Lorsque la douleur apparaît principalement la nuit ou en dormant sur le côté, quelques adaptations peuvent aider à réduire les contraintes exercées sur la région sensible.
Adapter sa position pour dormir
Si vous dormez sur le côté, essayez de vous coucher sur le côté opposé à la douleur et de placer un oreiller entre vos genoux. Celui-ci peut aider à maintenir la jambe supérieure dans une position plus confortable.
Si cette position reste douloureuse, dormir sur le dos avec un coussin sous les genoux peut être une autre possibilité.
L’objectif est de trouver une position qui réduit la douleur, sans chercher à maintenir une posture inconfortable à tout prix.
Ajuster temporairement les activités qui aggravent les symptômes
Il peut être utile de réduire temporairement les activités qui déclenchent nettement la douleur : longues marches, montées répétées d’escaliers ou certains exercices sportifs.
Il n’est généralement pas nécessaire de supprimer tout mouvement. Une reprise progressive, adaptée à la tolérance de la hanche, permet souvent de conserver une activité physique tout en limitant les aggravations.
Éviter les étirements douloureux
Les étirements importants des muscles fessiers ou les positions qui amènent la jambe vers l’intérieur peuvent augmenter la compression des tendons autour du grand trochanter.
Si un mouvement accentue nettement les symptômes, mieux vaut ne pas le forcer. Les exercices doivent être adaptés à la situation et à la sensibilité de la personne.
Reprendre progressivement le renforcement
Lorsque les symptômes le permettent, des exercices ciblés visant les muscles de la hanche peuvent contribuer à améliorer leur capacité à supporter les contraintes. Le choix des exercices et leur progression dépendent notamment de l’intensité de la douleur et du niveau d’activité.
Comment diagnostiquer un syndrome douloureux du grand trochanter ?
Le diagnostic repose d’abord sur l’interrogatoire et l’examen clinique.
Le professionnel de santé s’intéresse notamment à la localisation de la douleur, à son ancienneté, aux activités qui la déclenchent, à la gêne pendant le sommeil et aux éventuels symptômes associés.
L’examen peut comprendre la palpation de la région trochantérienne, l’évaluation des mouvements de la hanche et des tests sollicitant les muscles fessiers.
Une imagerie n’est pas systématiquement nécessaire dans toutes les situations. Une échographie ou une IRM peut toutefois être envisagée selon le contexte, notamment lorsque les symptômes persistent, que le diagnostic reste incertain ou qu’une atteinte tendineuse importante est suspectée.
L’objectif est également de rechercher d’autres causes possibles de douleur de hanche lorsque les symptômes ne correspondent pas clairement à un syndrome trochantérien.
Quelle prise en charge pour le syndrome douloureux du grand trochanter ?
La prise en charge dépend de l’origine des symptômes, de leur intensité et de leur évolution.
Elle peut notamment associer :
L’adaptation temporaire des activités les plus irritantes.
Une rééducation progressive avec des exercices ciblant les muscles de la hanche.
Des conseils pour limiter les positions qui augmentent la compression de la région douloureuse.
Un avis médical lorsque la douleur est importante, persistante ou atypique.
Quelle place pour l’ostéopathie ?
L’ostéopathie peut parfois être envisagée en complément de la prise en charge globale, notamment lorsqu’il existe des douleurs musculo-squelettiques associées ou des limitations de mobilité qui gênent les activités quotidiennes.
L’évaluation peut permettre de faire le point sur les mouvements de la hanche, du bassin et du rachis, ainsi que sur les activités qui reproduisent les symptômes. Des techniques manuelles adaptées peuvent être proposées en fonction de la situation et de la tolérance de la personne.
Toutefois, l’ostéopathie ne permet pas de garantir la guérison d’une tendinopathie et ne remplace pas une rééducation progressive lorsque celle-ci est indiquée. En cas de suspicion de lésion importante ou de diagnostic incertain, une évaluation médicale est nécessaire.
Quelle place pour la técarthérapie ?
La técarthérapie peut être proposée en complément de la prise en charge du syndrome douloureux du grand trochanter, notamment lorsque des douleurs et des tensions musculo-tendineuses sont présentes au niveau de la hanche.
Grâce à l’utilisation d’un courant de radiofréquence, cette technique produit un effet thermique au niveau des tissus et peut contribuer à améliorer le confort local. Elle peut s’intégrer à une prise en charge globale associant thérapie manuelle, adaptation des activités et exercices progressifs. Elle ne remplace toutefois pas la rééducation lorsqu’elle est indiquée.
Quand faut-il consulter pour une douleur de hanche en position allongée ?
Une douleur qui perturbe régulièrement le sommeil, persiste plusieurs semaines ou limite les activités quotidiennes mérite une évaluation par un professionnel de santé.
Consultez rapidement en cas de douleur intense ou brutale, de fièvre associée à une hanche douloureuse, de rougeur importante ou de malaise. Après une chute ou un traumatisme, une douleur importante avec impossibilité de prendre appui nécessite une évaluation médicale urgente.
Une douleur accompagnée d’une faiblesse nouvelle, d’un engourdissement important ou d’autres symptômes inhabituels doit également être évaluée sans tarder.
Douleur sur le côté de la hanche : que retenir ?
Une douleur sur le côté de la hanche en position allongée, notamment lorsqu’elle empêche de dormir sur le côté, peut être associée au syndrome douloureux du grand trochanter. Celui-ci implique fréquemment les tendons des muscles fessiers et les tissus qui les entourent.
Des adaptations de la position de sommeil, une gestion des activités douloureuses et une rééducation progressive peuvent contribuer à améliorer les symptômes. Le diagnostic doit cependant tenir compte des autres causes possibles de douleur de hanche.
Vous souffrez d’une douleur de hanche à Versailles ? Une consultation peut permettre de faire le point sur vos symptômes et de déterminer si une prise en charge ostéopathique complémentaire est pertinente. En cas de doute sur l’origine de la douleur, un avis médical reste indiqué.
Questions fréquentes sur la douleur de hanche en position allongée
Pourquoi ai-je mal à la hanche uniquement la nuit ?
La position de sommeil peut exercer une pression sur les tissus sensibles autour de la hanche. Une douleur liée au syndrome douloureux du grand trochanter peut ainsi être plus marquée lorsque vous dormez sur le côté. D’autres causes sont possibles si la douleur survient surtout la nuit ou reste importante au repos.
Le syndrome douloureux du grand trochanter est-il une bursite ?
Pas nécessairement. Une bursite trochantérienne correspond à une atteinte d’une bourse séreuse, mais le syndrome douloureux du grand trochanter est souvent associé à une tendinopathie des muscles fessiers. Les deux atteintes peuvent coexister.
Faut-il arrêter le sport en cas de douleur trochantérienne ?
Un arrêt complet n’est pas systématiquement nécessaire. Il peut être préférable de réduire temporairement les activités qui déclenchent nettement la douleur, puis de reprendre progressivement en fonction de la tolérance et des conseils du professionnel qui vous accompagne.
Quel professionnel consulter pour une douleur sur le côté de la hanche ?
Un médecin peut évaluer la cause de la douleur et déterminer si des examens complémentaires sont nécessaires. Un kinésithérapeute peut accompagner la rééducation lorsque celle-ci est indiquée. Un ostéopathe peut intervenir en complément dans certaines situations musculo-squelettiques, sans se substituer au diagnostic médical ni à une rééducation nécessaire.
Thomas Romangas, ostéopathe à Versailles



